Les cadenas avec pièces en plastique ressemblant à celui de la photo
s'ouvrent facilement en employant la méthode décrite ci-dessus. Celui
montré ici est plutôt difficile à ouvrir par cette méthode, parce que
les roues sont en plastique et amortissent les différences qui existent
lors du passage par la bonne position.
En revanche, le fait qu'elles soient en plastique permet
de glisser un crochet et de sentir directement les trous qui forment la
bonne combinaison.
Bien sûr, certains cadenas possèdent des
systèmes anti-crochetage avec de faux crans qui rendent l'ouverture
encore plus compliquée. Il faut alors être encore plus attentif pour
repérer la bonne combinaison.
Les dernières versions de ce type de cadenas sont
impossibles à tâter ou presque, parce que les roues de combinaison ont
été améliorées pour que l'on ne puisse plus glisser de palpeur entre
elles.

Certains cadenas, comme celui ci-contre, possèdent un
moyen original pour dissimuler les différences : ils possèdent une
goupille qui arrête les chiffres précisément au bon endroit, ceci
créant des clics gênant l'appréciation du toucher et du son. La
combinaison est plus difficile à trouver, mais la solution consiste à
enfiler des languettes de métal très fines, annulant l'action de la
goupille. Là encore, l'affaire n'est pas gagnée et il faut trouver la
combinaison en appliquant la méthode des sensations.
Pour essayer une combinaison, il faut retirer les
languettes, car les crans qui permettent l'ouverture sont très précis
et les quatre roues doivent être parfaitement alignées pour que le
mécanisme s'ouvre.

Si votre cadenas est comme celui de cette photo mais
possède une combinaison à trois chiffres, sachez qu'il faut environ dix
minutes pour épuiser toutes les combinaisons possibles.
En revanche, au même rythme, il faudra cent minutes pour épuiser toutes les combinaisons possibles.
Certaines marques produisant ces cadenas ajoutent
des faux crans : quand vous êtes en train de le crocheter, il vous
arrive de croire qu'il va s'ouvrir et puis il bloque.
Bien sûr, ici encore, il y a un moyen de diminuer le temps d'ouverture.
J'ai essayé sur un Corbin à code modifiable.
Chaque roue possède 5 positions dont on sait qu'elles
sont mauvaises (parce que l'anse n'y avance pas), plus 5 positions sur
lesquelles l'anse avance, dont une seule qui est la bonne.
Avec un peu de calcul, on se rend compte que pour un code à 3 chiffres comme le mien, on passe de :
10*10*10 = 1000 combinaisons différentes, à 5 * 5 * 5 = 125 combinaisons différentes,
ou pour un code à 4 chiffres, de :
10*10*10*10=10 000 combinaisons différentes, à 5 * 5 * 5 * 5 = 625 combinaisons différentes.
Sur le mien (code à 3 chiffres), j'ai réussi à trouver la bonne combinaison au bout de 30 essais.
On commence par chercher les 2 roues qui coincent le plus
quand on tire sur l'anse. Une fois placé sur ces 2 chiffres, on
remarque, en regardant bien, que l'anse avance un poil de plus. Ensuite
on passe à la 3e roue. Attention, la différence est vraiment minuscule.
 Pour le moment, ce type de cadenas est invulnérable à
toute manipulation avec la roue et l'anse pour essayer de trouver la
bonne combinaison.
En revanche, on peut l'ouvir avec des shims.
On trouve aussi sur le net des combines pour ouvrir ce
genre de cadenas et trouver la combinaison, mais ce que l'on ne vous
dit pas est que cela fonctionne sur les plus anciens seulement. Le
fabricant a corrigé la faille.
Une des choses que l'on peut faire facilement est de
diminuer considérablement le nombre de combinaisons possibles par
tâtage, en tirant sur l'anse. Ainsi, on passe de: 40*40*40 soit 64 000 combinaisons, à 12*12*11, soit 1584 combinaisons.
Il existe des types aux USA qui ont fabriqué un petit
appareil que l'on applique sur la roue de combinaison : l'appareil la
fait tourner très vite et essaye toutes les combinaisons en 30 minutes,
parait-il...
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